mercredi, août 08, 2007

Retour de saison


Ma période d'estivation serait-elle achevée ? Je n'en suis pas si sûr mais, comme les illusions finissent par se montrer plus crédibles qu'une quelconque réalité, je ferai semblant d'être revenu, avec la même incertitude que le soleil ci-dessus.

Certes, je n'étais pas très loin : je n'étais même pas dans un endroit insolite, perché en équilibre sur une accueillante falaise opportunément reléguée loin des catalogues touristiques. De même, je n'étais pas occupé à inventer quelque gadget génial ou à m'emberlificoter les neurones face à quelque panneau incongru. Non, j'étais simplement occupé à ne rien faire, si ce n'est à happer l'un ou l'autre film que la télé estivale consentait à diffuser, à bouquiner mollement étendu ou à me perdre dans les vertus curatives d'un silence relatif, entre autoroute et industrie métallurgique. Bref, je m'occupais à ne rien faire, ce que je réalise le mieux.

Évidemment, il m'est arrivé de suivre l'actualité, avec le même détachement qu'engendraient les prévisions météorologiques chez le pauvre juillettiste qui se demande s'il n'aurait pas dû choisir le doux mois d'août pour écouter zinzinuler les gentes demoiselles. J'ai donc pu apprécier à se juste mesure les efforts lyriques de notre formateur national qui, selon mes propres goûts, aurait peut-être dû oser se lancer en une version éthylique du Petit vin blanc ou de La digue du cul, tant les plaisirs capiteux me semblent davantage appropriés aux pays paisibles que ces marches militaires qui me donnent une seule envie : courir à toutes jambes du côté opposé au front. Franchement, est-ce vraiment décent de m'obliger à montrer mes fesses à un quelconque belligérant qui d'ailleurs me dépasserait allègrement, puisque mes performances sportives et notre réseau autoroutier l'y aideraient.

Dans la série de mes petites futilités, j'ai adoré ce Tour de France qui prenait les allures d'un roman policier, même si les répétitions de ce nouveau feuilleton de l'été le rendaient peu crédible. De même, j'ai beaucoup apprécié les menuets politiques face aux bonnes oeuvres de l'Office des étrangers : nos politiciens en goguette semblaient découvrir le sort des mineurs internés en centre fermé. Certains de nos petits comiques se sont même drapés dans la stricte application de la loi, en oubliant la condamnation internationale de celle-ci et leur responsabilité dans le contrôle d'un organisme qui déraille.

Bref, rien de neuf mais ce n'était pas une raison de me priver du plaisir de vous retrouver.





5 commentaires:

melle Bille a dit…

plaisir partagé, Ubu, même si tu n'excelles pas vraiment quand il s'agit de passer un test! ;-)))
tu reviens pour de vrai?

Paul a dit…

Hourrah hourrah il est revenu le tout beau....

Armand a dit…

Cher Ubu,
Pour réduire les risques des subprimes politiques et syndicales, espacerais-tu tes posts?
Vivement la rentrée, que tu aies enfin plein de temps libre à consacrer à ton blog! ;) ;) ;)
Amitiés

sorcika a dit…

Allez, compte bien sur tes petits doigts les jours qu'il te reste avant de me botter les fesses puisque je n'ai toujours pas arrêté ce que j'étais sensée n'avoir jamais repris... Bisous ! et bonnes vacances !

Ubu a dit…

Bonjour à tous ;)
J'avoue que les rayons de soleil le captivent :))

Chère Miss Bille,
Je ne sais pas encore si je reviens vraiment : on verra bien. J'essaierai de passer d'autres tests haut la main ;))

Cher Paul,
J'aime les aller-retours : je voyage ;))

Cher Armand,
Vivement la rentrée, en effet : j'aurai de nouvelles occasions de râler ;))

Chère Sorcika,
Vivement la rentrée : je m'entraîne d'ici là ;))

Amitiés